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Méfiez-vous des "bonnes intentions"

Méfiez-vous des "bonnes intentions"

   Par Ruby Harrold-Claesson, avocate

 

 

 

 


Ruby Harrold-Claesson est présidente du CNDH/NKMR.

Cet article a été envoyé comme commentaire sur l'article édité dans Le Figaro le 6 Décembre 2007, "Les parents toujours adeptes de la fessée". Le commentaire avait apparu dans Le Figaro.fr le 7 Décembre 2007, mais il a été écarté pendant la journée.  

L'article est publié ici pour nos lecteurs Français.
 

 

 

 

 


La Suède était le premier pays du monde à légiférer contre la fessée. La loi anti-claques Suédoise date de 1979 et depuis, la Suède a réussi à convaincre quelques autres pays à suivre leur exemple.


La loi traite les "droits" de l'enfant. Elle lit : "L'enfant a le droit aux soins, à la sécurité et à une bonne éducation. Il faut traiter l'enfant avec respect quant à sa personnalité et à son caractère et il est interdit de soumettre l'enfant à la punition corporelle ou à tout autre traitment humiliant." L'art. 1, Ch. 6 Code des Parents (FB 6:1)

 

Les articles suivants forment un récit des droits de l'enfant et des devoirs des parents. L'enfant, par contre n'a pas de devoirs - même pas d'obéir à ses parents.

Les procureurs avaient commencé à partiquer la loi même avant son entrée en vigueur, alors en 1978 un prêtre fut poursuivi en justice parce qu'il avait giflé sa fille de 16 ans qui ne cessait pas de mentir. Depuis, selon les statistiques officielles, il y a par an 7000 plaintes de "maltraitance" d'enfants à la police et 10 % des cas sont poursuivis en justice. Et le taux augmente. Alors vous pouvez faire le calcul vous-mêmes pour voir combien de familles ont ressenti le zèle de cette loi.

Une famille qui fait l'objet d'une accusation doit subir deux procès : l'un de droit pénal, l'autre de droit administratif. Aussitôt qu'une plainte a été dirigée contre les parents, les services sociaux prennent la plupart des enfants dans les soins adoptifs et les héberge par force dans des maisons d'acceuil. En Suède, aujourd'hui, il y a entre 15 000 et 20 000 enfants dans les soins adoptifs. Et, les parents ne réuissisent pas à récuperer leurs enfants même s'il ont été complètement acquittés dans le procès pénal. Le 18 Juin 1998 un père avait été incupé pour avoir obligé son fils à prendre une douche. Il fut acquitté en 13 Juin 2000 par la Cour d'Appel à Göteborg.

 

Alors, vu les problèmes dans la société Suédoise j'ai mal à comprendre pourquoi le Conseil de l'Europe a fait des recommendations pour introduire une loi anti-claques dans tous les pays Européens. Cette loi n'a pas été pour le bien ni des enfants ni de leurs parents ou leurs familles. Cette loi est plutôt repressive et totalitaire. Depuis les premiers procès contre les parents, les parents en Suède ont peur de leurs enfants. Ils n'osent pas les corriger. Alors, il y a beaucoup de problèmes et manque d'ordre dans les familles, dans les écoles et dans le pays.

Heureusement, j'ai pu constater qu'il y a des gens qui refléchissent parmi les commentaires.

Et, pour vous qui croyez vraiment qu'une loi anti-claque est le meilleur cadeau pour les enfants, je vous invite à lire l'article de Jean Francis Held, "Fessée: ils sont fous ces Suédois" Et je vous invite à écouter le "Reportage sur l'éducation des enfants avec la participation de Ruby Harrold-Claesson",

Il y aura aussi une émission sur la télé Suisse Dimanche soir à 20 h. Vous pouvez le voir sur
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=546951#bcid=546951;vid=8512608

 

 Göteborg, 2009-12-03

 

Fessée: ils sont fous ces Suédois
Par Jean Francis Held

 

Reportage sur l'éducation des enfants avec la participation de Ruby Harrold-Claesson

Les nouveaux habits des impératrices ou Fessées: Ils sont fous ces Kiwis
Par Ruby Harrold-Claesson

EUROPE: La fessée prohibée dans les familles ?
Avec commentaire de Ruby Harrold-Claesson


Matraitance en Suède des enfants de la DASS
Par Ruby Harrold-Claesson


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