« Votre enfant nous appartient »
Par Jean-Raoul de Marcenac
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Jean Raoul de Marcenac est né à Nantes en 1951. Il
a fait ses études en médecine à la fac. de Nantes. Il citoyen du Monde. Il a
vecu en Afrique 1972- 1975 (Tchad). Venu en Suède en 1975, il a eu diverses
occupations y inclu le journalisme qu'il a pratiqué au Moyen Orient, Liban,
Salvador, Pologne, Afrique, Afganistan, Irak, parmi d'autres. Il parle sept
langues et il est Consul adjoint au Consulat général du Cameroun. Père de trois
garcons, il est en ostracie depuis sa révélation des métodes employées pour
faire disparaitre des fonds de Suède avant la dévaluation début 1990. Cet article est édité ici avec le consentement
bénévole de son auteur. |
En dépit des conventions internationales, l’emprise de l’Etat sur la
vie privée des individus- et sur celle des enfants en particulier - ou sur la régulation
des naissances, se manifeste toujours en pratique de multiples manières.
Les différentes allocutions des services sociaux et de l’ombudsman des
enfants sont très claires : « Quand quelque individu obstiné refuse
de rejoindre la collectivité, on lui fait calmement comprendre: votre enfant
nous appartient, vous allez perdre vos droits d’éducateur ou de géniteur, vos
descendants sont déjà dans le nouveau camp ».
Madame Bossom-Nordboe, alors chef départemental à la Direction des Ecoles,
l'exprima: "Il est inutile de construire l'individualité, parce qu'à moins
que les gens n'apprennent à s'adapter à la société, ils seront malheureux. On
ne met pas l'accent sur la liberté. À la place, nous parlons de la liberté
d'abandonner la liberté. L'accent est mis sur la fonction sociale des enfants,
et je ne nie pas que nous mettons en avant l'aspect collectif." Pour eux,
l'individu est simplement engagé dans une histoire dont il ne peut être
totalement indépendant. On entend dans l’histoire du grand inquisiteur des
frères Karamazov de Dostojevskijs clamer l’écho de D-503 qui parle d’une d’une
vieille légende du paradis :- « Le bonheur sans liberté ou
la liberté sans le bonheur ».
En se retranchant sur sa position d’observateur Madame Lena Nyberg,
Médiateur des enfants suédois, se restreint à présenter au gouvernement des
propositions d’amendements de la législation suédoise et travaille pour que les
autorités publiques, municipales et départementales fondent leur travail sur la
Convention des droits de l´enfant. Le Médiateur des enfants n’exerce cependant
aucune surveillance des autres autorités et la législation ne lui permet pas
non plus d’intervenir dans des affaires particulières. Il / elle vous vous
recommendera de vous mettre en contact avec le Médiateur de justice (JO) qui
lui est cencé exercer une surveillance des autres autorités publiques. Ce
dernier pourra intervenir et s’occuper de l’affaire particulière si le
dossier n’est pas prescript par le temps (deux années).
Vu le nombre excessif des plaintes en appel le dossier du plaintif passera à la
lotterie.
Rappelant que le rôle de l’ombudsman n'est pas d’assister le public mais
de rapporter ses travaux en cours au gouvernement. Il est paradoxal que ce
soit à lui de donner son avis sur ce que devrait faire le parlement alors qu’il y a des millions de citoyens pour cela au lieu d’intervenir à titre d'amiable compositeur dans les litiges entre
l'administration et ses usagers.
Il est donc impardonnable de dire des sottises pareilles, car hors de son champ
de compétence.
L’établissement
totalitaire cache derrière les murs de lamentations de ses médiateurs « ombudmen » que depuis
1974 le systême judiciaire est incontestablement politisé.
D'une certaine manière on peut considérer la manipulation devenue très
fréquente dans les sociétés, démocratiques ou non. Le Médiateur des enfants tel
un arbitre de touche suit les effets et le résultat des écatombes conjugales ou
familiales en omettant volontairement de rapporter les causes des déchirements.
C'est à dire Non, surtout aux dépens de la famille d'autrui, mais censé être
pour améliorer les relations sociales et inter-personnelles dans la société de
l’Etat providence meilleur du monde. (L'éducation, la psychologie de la
motivation relèveraient de cette catégorie de manipulation). On qualifie
d'ailleurs parfois de manipulatrices des personnes qui montrent simplement une
inhabituelle aptitude à convaincre, sans avoir pour autant des objectifs
malveillants ou égoïstes. Certains estiment que la démagogie est parfois une
forme de manipulation mentale.
Ces propos reflètent les mesures déjà prises en 1936 par les nazis et les
stalinistes pour embrigader la jeunesse. Tous les enseignants doivent être
membres de la ligue des enseignants et les cours sont préparés par des
pédagogues architectes sociaux, lesquels tous semblent avoir hérité du
manifeste de Alva Myrdal, qui sur certains points formulait d’une manière
parfaitement explicite que la mise en place d'allocations familiales rendait
indispensable l'augmentation des cas de stérilisation, ce afin d'éviter que
l'aide de l'Etat n'encourage des naissances contraires à l'intérêt de la
collectivité.
Tous les mouvements de jeunesse engagés publiquement et politiquement et
non reconnus par l’établissement, sont soit ignorés soit interdits et
violemment réprimés par la police.
Une décision d’un magistrat peut stipuler arbitrairement qu’un enfant
pourra être retiré de la garde de ses parents si ces derniers ne l’élèvent pas
selon une certaine doctrine nationale bien pensante et obéissante.
Dans une affaire survenue entre la France et la Suède, un couple de
suédois, qui avait en effet refusé d’accepter de se soumettre à une décision
para-étatique illégale, fut déchiré par un jugement en trois lignes et par
défaut donnant la garde unique au parent du genre féminin, lequel par son
retour en Suède, et suite à diverse pressions et menaces, avait abdiqué. Le jugement
par défaut donnait arbitrairement la garde unique et immédiate à la mère,
arguant qu’elle était meilleure éducatrice que le père, ceci sans enquête
préliminaire des services sociaux et sans le moindre débat contradictoire. Le
tout « pour le bien de l’enfant », lequel sinon risquait de devenir
le fils d’un ennemi de l’établissement.
Conformément aux définitions retenues ci-dessus, différents types de
manipulateurs politiques pourraient être distingués; ceux qui utilisent les
autres, sans remords, dans un but narcissique,
de pouvoir, ou par malveillance pour cacher des escroquerie
d’ordre commerciales. Ils peuvent s'appuyer sur le mensonge
et ou la séduction,
voire sur la contrainte par les dénis d’une justice controllée, la menace ou la
force, ou encore en déstabilisant leurs victimes par la double
contrainte de la manipulation psychique et l’ostracisme, devenu
« exclusion » . Ces abus de pouvoirs peuvent être un des outils
employés par l’établissement manipulateur et sous certaines formes une torture
exercée d’une manière quasiment anonyme sur la victime isolée qui souvent est
aussi l’enfant, héritié des conflits.
La « victime » souvent déjà fragilisée est susceptible de se sentir plus facilement coupable de quelque chose. Une "bonne victime" prend facilement sur elle la responsabilité du comportement du manipulateur et accepte les accusations en venant. Elle est sensible au jugement des autres ou essaye de nuire le moins possible souvent par sa résignation.
Une « mauvaise victime » se bat pour ses convictions et ses
droits dans une arène désertée par un public indifférent. On n’épargnera pas à la mauvaise victime de
patauger durant des années dans l'inutile boue de procès en séparation de corps
et des biens.
L’étatisation corps et âme de l’enfant soulève conséquemment une autre
question, à savoir non plus celle, classique, de la légitimité du concubin
(devenu exogène), mais bien celle de sa pertinence. Il ne manque plus que de
rétablir, comme en Allemagne en 1935, les « dix commandements »,
lesquels alors visaient la pureté corporelle et l’hygiène de la race, et les réenforcer
à l’aide de critères plus performants, tel la salubrité (mentale, politique et
spirituelle) du choix d’un mari ou d’une épouse.
Les exemples des déchirements de couples sont légion en Suède, où les
divorces depuis le début des années 1990 sont de l’ordre de 55 000 par
ans. Cette statistique, étendue sur une géneration, représente
1 375 000 futurs travailleurs dociles, lesquels, se reconnaissant
mutuellement dans l’Etat providence, seront persuadés en être les piliers
souverains. L’établissement suédois, qui n’est pas défenseur des vertus du
nucléus familial, en tirera bien, au travers de sa « démocrature »,
tous les avantages.
L' « infantilisation » sociale, résultat direct de l'éducation d'État dans
les institutions sociales, publiques, et familiales, est la condition
nécessaire de la consommation marchande tant des biens que des relations
humaines. Elle prépare aussi au règne même du travail qui la détermine. Cette «
infantilisation » n'est d'ailleurs pas seulement réduction à l'état d'enfance,
elle est surtout refus de l'enfance et de sa potentialité créative. La
permanence de cette infantilisation chez les individus se traduit
d'ailleurs par les diverses formes du refus de l'enfance. Physique d'abord par
le refus « conscient » de procréer, psychique ensuite par la réduction de
l'enfant à un objet propre à être valorisé ou à subir l'oppression.
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