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Commentaire :
Le cas de Maud montre ce qui peut arriver quand les parents - au lieu de se
servir de leur bon sens, et se fier aux modèles traditionels - essaient les
méthodes "modernes" d'éducation de leurs enfants.
Les émissions "Supernanny Jo Frost" et "Pascal, le grand frère"
n'auraient jamais été nécessaires si les parents ne se sentaient pas
contraints d'adopter la psychologisation de l'enfance.
En Suède, en 1979, le gouvernement et le parlement ont passé une loi dite "la
loi contre les fessées" où l'on interdise aux parents de fesser leurs
enfants n'importe quoi que l'enfant ait fait. Cette loi ne se trouve pas dans
le Code Pénal, mais dans le Code des Parents. Cependant, toute contravention
de la loi est poursuivie selon le Code Pénal - sous peine de prison et de
voir leurs enfants pris par l'Etat et placés dans des maisons d'accueil. Alors,
depuis 1979, nous assistons à des véritables harcelements des familles par
les autorités sociales, policières et judiciares. Le résultat : aujourd'hui
les parents suédois ont peur même de corriger verbalement leurs enfants,
puisqu'ils risquent que leurs enfants portent plaint contre eux.
Depuis 2004, le Conseil de l'Europe a recommendé à tous les pays de l'Europe,
de promulguer des lois contre la fessée, puisqu'ils voient la fessée comme "violences
contre l'enfant" - c'est-à-dire,
de suivre le modèle suédois. Mais, personne ne prend en considération la
violence administrative à la quelle on soumet les enfants et leurs parents,
lors des interventions des autorités dans leur vie privée.
Ruby Harrold-Claesson, avocate
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