Limitation des droits des avocats et nier le droit de conseiller

Par Eric Brodin, professeur

 

 

 

Eric Brodin est professeur emeritus de l'université Campbell. Il tient actuellement la position du président de la Fondation d’Etudes Internationales, une organisation charitable située à Buies Creek, Caroline du Nord.

 

"Limitation des droits des avocats et nier le droit de conseiller" a été précédemment édité dans le livret "Suède anarchique" (Lawless Sweden) par Eric Brodin.

Prof. Brodin a consenti à la publication de cet extrait du Chapitre 4 de son livret.

 Traduction : Ruby Harrold-Claesson, avocate.

 

 

 

Selon une loi datée du 1, Juillet 1982, une cour ou un juge peut même refuser à une personne accusée le droit de choisir un défenseur. Le juge a cette autorité, si le juge considère qu'il y a eu n'importe quel rapport antérieur, de quelque manière qu'effilé, entre accusé et le défenseur. Le rapport peut être aussi vague qu'accusé et le défenseur fréquentent le même club ou qu'il a existé un raccordement éloigné de famille. Si un avocat a précédemment représenté ce défendeur particulier, le juge peut également réclamer cela comme base pour l'inéligibilité.

 

Un juge a également l'autorité pour déterminer les émoluments; en effet, le juge détermine combien l'avocat peut charger un client. Si le juge considère le défenseur comme étant coopératif et amical, on peut permettre au mandataire de plus hauts honoraires; mais si l'avocat est considéré comme "ennuyeux" ou un défenseur habituel des clients inpopulaires, le juge peut permettre seulement la compensation minimale.

 

 

 

 

Commentaires :

Eric Brodin avait bien compris la puissance arbitraire que le législateur accorde aux juges. Pourtant, il semble qu'il n'était pas encore tout à fait conscient de la portée de la loi de 1982. En Suède aujourd'hui, il y a des avocats qui sont interdits de pratiquer leur profession. Les avocats qui sont interdits de pratiquer leur profession sont surtout ceux qui exigent le respect des Droits Humains garantis par les Conventions Internationales signées et ratifiées par le gouvernement Suédois, et qui portent plainte à la Cour Européenne à cause des maintes violations des Droits Humains en Suède.

L'interdiction de pratiquer sa profession se fait de la mannière suivante : la Cour décide que le défendeur a droit à un défenseur rémunéré par l'État. La décision de la Cour informe le défendeur que l'avocat de son choix n'est pas convenable et qu'il ne peut pas réclamer son droit à un défenseur rémunéré par l'État s'il insiste à être représenté par l'avocat en question. Le refus de la Cour à nommer l'avocat choisi par le défendeur constitue une violation de l'Article 6 de la Convention Européenne.

L'avocat ne peux pas faire appel contre la décision de la Cour. Seul le défendeur peut faire appel contre cette décision, mais son appel n'aboutira pas puisque la Cour d'appel ne change jamais une telle décision délivrée par une cour inférieure.

Cette interdiction "discrète" constitue elle aussi une violation de l'Article 6 de la Convention Européenne, selon la pratique de la Cour Européenne, mais jusqu'ici La Cour Européenne n'a pas déclaré admissibles les plaintes des défenseurs.

Ruby Harrold-Claesson
Avocate
Présidente du CNDH

 

 

 

 

The Defense Counsel: The weakest link of the Legal system in Sweden

Lawless Sweden

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