Les droits des grands-parents défendus
Par
Jean Darot
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Cet article a d'abord
été édité dans "Le fil des ans" numéro 179, Septembre-Octobre 2005. |
Afin de conserver des liens avec leurs petits-enfants, certains grands-parents se sont organisés au sein de l'association
toulonnaise SOS grands-parents en danger
La loi 371.4 du code civil précise : "L'enfant a le droit d'entretenir des
relations personnelles avec tous ses ascendants. Seuls des motifs graves
peuvent faire obstacle à ce droit. Si tel est l'intérêt de l'enfant, le juge
des affaires familiales fixe les modalités des relations entre l'enfant et un
tiers, parent ou non. "Malheureusement, les relations ne sont pas
toujours idylliques et certains grands-parents ne peuvent pas voir leurs
petits-enfants comme ils le souhaitent. "En général, la coupure découle d'un différend entre parents et
grands-parents, explique Christiane Miallot, présidente de l'association
SOS grands-parents en danger, créée à Toulon ([1]).
On prétexte alors des motifs graves
pour justifier ce qui se réduit souvent à un désaccord matériel. Beaucoup
tombent malades à cause de cette situation. Le plus grave, je crois, c'est que les petits-enfants en
souffrent tout autant."
Écoute, conseils et accompagnement
Christiane Miallot estime qu'un couple de grands-parents
sur deux pourrait être touché. On comprend alors pourquoi, en quatre mois
d'existence, l'association SOS grands-parents en danger compte déjà 200
membres. Son premier objectif est d'apporter écoute, aide psychologique,
conseils et accompagnement. Un médecin, une médiatrice, une psychologue et
quatre avocats assistent l'association qui tente aussi de faire compléter et
modifier la loi. Cette question concerne 14 millions de grands-parents en
France, d'où son importance. Des députés ont d'ailleurs décidé de la porter
devant la commission parlementaire sur les droits de l'enfant.
[1] 4 avenue des Vignettes, 83000 TOULON. Tél. 04 94 03 37 93 ou 06 70
63 80 16. http:/fmembres.tycos.fr/sossp83t