LE CAS D'HELENA LUFUMA

Panneau de la manifestation faite
par Helena Lufuma à Sergels Torg à Stockholm.
"Est-ce que les enfants sont des objets de commerce??" demande-t-elle.
A toi mon prochain
Pourquoi
au bureau social de Söderled a-t-on voulu provoquer une scission dans ma
famille?
Je
fais appel à l'opinion internationale.
Je
m'appelle Helena Lufuma et je suis venue en Suède d'Angola en 1987 avec ma
famille qui, à l'époque se composait de moi-même, deux filles de 10 et 3 ans et
deux garçons de 7 et 6 ans.
Fondement
La
situation actuelle s'est présentée quand, le 26 juillet 1995, je me suis
adressée aux services sociaux du quartier où j'habite. Je m'étais rendu compte que,
dans ma famille, nous avions des problèmes, et voilà pourquoi j'ai recherché
leur aide et leur soutien. J'espérais qu'ils allaient prendre mes enfants et
les placer quelque part pendant une période limitée. Je m'attendais à des
efforts volontaires et constructifs de la part du bureau social afin de porter
solution à nos problèmes. Mais au contraire: on a pris des décisions rapides,
on a apporté des solutions à court terme et on a utilisé la contrainte envers
nous tous, de sorte qu'aujourd'hui nous sommes une famille totalement
dispersée.
Au
cours de la période du 26 juillet 1995 à mars 1996 les enfants ont été placés
dans trois domiciles d'enquête différents selon la loi des services sociaux -
SoL (ce que veut dire placement volontaire).
Entre
novembre 1995 et avril 1996, les enfants ont été placés dans un appartement
avec cinq assistants. A l'époque j'ai proposé que mes enfants viennent
régulièrement dans la famille pour ainsi faciliter la réunion et que les
assistants nous soutiennent aussi chez nous. On ne nous a pas accordé ces
services. Les responsables étaient de l'avis qu'une réunion familiale manquait
de base. On a donc proposé que mes enfants soient placés dans une autre
famille. Moi, j'étais contre puisque j'ai voulu résoudre nos problèmes chez nous.
Voilà pourquoi les autorités sociales ont intenté une action judiciaire
(Länsrätten) où on a décidé de se charger des enfants. Je suis de l'avis que
les raisons de cette décision sont fausses. Dans l'enquête sur la quelle
s'appuie le jugement il manque un tas de renseignements comme:
1) Une
interprétation du comportement des enfants et de la façon dont on pourrait bien
corriger ce comportement.
2) Un
jugement sur mes facultés et possibilités d'élever et soigner mes enfants.
En même
temps le service social a contacté une entreprise privée de tutelle pour qu'on
place mes enfants dans une famille. Évidement on n'a pas considéré que mon
consentement était nécessaire. On m'a rarement convoqué aux réunions qu'on
avait, mais chaque fois j'ai insisté pour avoir l'appui d'une personne
africaine. Ces personnes venaient du Conseil Africain et j'ai pensé qu'elles
seules pouvaient représenter moi et ma culture. La femme de l'entreprise de
tutelle m'a dit que c'était à elle de décider qui devait assister aux réunions
et qu'il n'y avait pas de place pour quelqu'un d'une organisation africaine et
qu'il fallait l'accepter.

Panneau de la manifestation faite
par Helena Lufuma à Sergels Torg à Stockholm.
"Pourquoi est-ce que l'on prend tant d'enfants de leurs parents??
S'agit-il d'une collision des cultures, une faute législative ou des cadres
maladroites???"
Après
quelque temps dans cette famille les enfants ont été forcés de déménager et à
mon insu on a placé les enfants au foyer d'un représentant de l'entreprise de
tutelle. Ce n'est qu'après le déménagement qu'on m'a raconté que les enfants
n'étaient plus dans la première famille. Peu après le déménagement un des
parents de cette famille est mort. Il est évident qu'il n'y avait pas de
décision formelle de la part du service social quant au déménagement. A cause
de ça j'ai pris contact avec JO (l'Ombudsman de la Justice) pour exiger une
investigation de l'affaire. JO a décidé que la conduite des autorités sociales
était incorrecte.
Réunion
de la famille
Le jugement où on a décidé de se charger de mes enfants dit clairement que: le
but de cette action est que toute la famille soit réunie". Mais le service
social ne m'a jamais donné de conseils ni d'instructions, on ne m'a jamais
accordé de thérapie ou d'autre support pour que je puisse remplir mes fonctions
d'éducatrice. On n'a jamais rédigé un plan d'action et de date pour la réunion
de la famille. Les enfants ont dû déménager onze fois pendant ces trois
dernières années. Ça veut dire qu'ils ont habité dans trois municipalités
différentes. Plusieurs fois ils ont été obligés de changer d'école.
Malheureusement ils ont eu de grands problèmes à l'école, entre autre ils ont
régulièrement manqué l'école. A plusieurs reprises les enfants ont été en
contact avec la police. Dans une des familles les enfants ne pouvaient se
communiquer dans leur propre langue. Les projets qu'on a eus éventuellement
pour les enfants sont contraires au but du jugement du tribunal qui a voulu
réunir la famille.
La famille a été partagée entre différentes personnes responsables et ces
personnes ont été changées plusieurs fois, parfois à mon insu. Avant de m'informer,
plusieurs mois ont passé et plusieurs décisions ont été prises pour mes
enfants. Ils ont même pris des décisions qui m'ont touché personnellement sans
me laisser donner mon avis. Avant de prendre ces décisions ils se sont adressés
à ma fille aînée et non pas à moi (pour savoir son avis sur la situation de la
famille, bien qu'elle habite loin de la famille depuis plusieurs années). J'ai
dû attendre une demi-année avant que l'administration de la région de Söderled
ne m'ait choisi une personne responsable.

Photo d'Helena Lufuma prise
pendant sa manifestation à Sergels Torg, Stockholm.
"Il faut arrêter les dictateurs dans les services sociaux"
En
novembre 1997 j'ai écrit une lettre aux politiciens de l'administration sociale
de la région de Söderled pour leur demander que ma famille soit réunie dans un
endroit neutre où nous pourrions tous être aidés à renouer nos relations qui
étaient devenues moins bonnes pendant cette longue période de soins forcés. Mais
jusqu'à présent on a décliné cette demande. "Ma proposition se trouve
quand même sur la même ligne que l'intention de réunir la famille".
En 1998
je me suis adressée à une organisation suédoise pour que moi et les enfants
ensemble puissent participer à une thérapie de famille. Mais à l'administration
de Söderled les assistantes sociales ont catégoriquement refusé de nous
l'accorder. Évidemment les personnes responsables se sont dit qu'ils n'ont pas
de responsabilités à cet égard. On m'a refusé le droit d'avoir part aux notes
prises sur mes enfants et sur moi-même par l'administration de Söderled bien
que, à plusieurs reprises, j'aie exigé qu'on me les fasse voir.
Afin de
me séparer de mes enfants on les laisse mener une vie d'un certain luxe aux
frais des services sociaux. Leur argent de poche, leurs vêtements et leurs
petites choses inutiles coûtent beaucoup plus cher que je ne pourrai jamais
dépenser. L'argent de poche qu'ils reçoivent chaque semaine dépasse même la
somme mensuelle que je leur donnais autrefois. Ainsi la réunion de la famille
devient de plus en plus difficile et de moins en moins attractive pour les
enfants au point de vue matériel. Pour les enfants de leur âge ces choses sont
importantes.
On a
complètement négligé mes principes fondamentaux, mes idées sur l'éducation de
mes enfants. Je suis leur mère et je n'ai jamais voulu qu'ils soient élevés
sans responsabilité et sans exigences. La "garantie" des services
sociaux de leur offrir un milieu stable veut dire que: Les enfants peuvent
dormir n'importe où, n'importe quand, et qu'ils peuvent rentrer quand cela leur
plaît. Les enfants ont le droit de fumer et de boire de l'alcool. Ils ont la
permission d'inviter des jeunes des deux sexes à dormir à la maison. Les
enfants n'ont aucune obligation de donner un coup de main aux travaux du
ménage. On ne contrôle pas s'ils vont à l'école ou non etc. Les conflits entre
moi et les services sociaux viennent surtout du fait que j'ai essayé de leur
faire accepter de bonnes normes et règles. Ainsi les enfants me considèrent
exigeante et sévère. Moi de mon coté je vois comme mes enfants mènent une vie
indolente et en partie criminelle ce qui m'inquiète et me trouble beaucoup.

"Pourquoi provoque le bureau
social une scission dans ma famille???"
"Pourquoi empêche bureau social les contacts entre mes enfants?"
La
situation actuelle des enfants
C'est
peut-être la cadette surtout, qui a souffert. En juin 1997 elle a été placée,
contre sa volonté, a Linggården au coût de 2.230 Kr par jour. Elle s'est
échappée et on l'a recherchée à plusieurs reprises. Et le personnel a essayé de
l'empêcher de fuir par la force. Dans un rapport de Linggården on dit qu'elle
"se développe d'une manière positive", mais j'ai compris que c'est
pur mensonge.
Après
ces incidents elle a été replacée en décembre 1997 dans un home de jeunesse
appelé Katarina Ungdomshem exploité par la S.A. "Barn och
ungdomsgruppen" qui s'occupe de plusieurs homes dans ce domaine.
Leur
travail au home de Katarina laisse à désirer. Quant à moi ils ont monté les
enfants contre leur mère ou l'inverse. On m'a isolée et on m'a refusé le droit
de donner mon avis sur la vie et l'avenir de mes enfants. On m'a aussi empêché
d'établir des relations avec mes enfants et d'agir en faveur d'une réunion de
la famille. Le home de jeunesse y a été poussé par ordre des services sociaux.

Vidéo pris
par Marc Dorinel lors de la manifestation d'Helena Lufuma à Sergels Torg,
Stockholm
"Les assistantes sociales maltraitent psychiquement mes enfants et moi.
Ensuite elles catégorisent nos réactions comme symptômes psychiques."
En
décembre 1998 on m'a informé que ma fille ne pouvait plus rester à Katarina
Ungdomshem et qu'on allait la replacer à un autre home.
Depuis
qu'on s'occupe de mon fils aîné il a commis plusieurs infractions et il a été
condamné par le Tribunal. Entre autres choses le jugement le condamne aux soins
des autorités sociales - où il était déjà! Au milieu de 1998 on lui a offert
une demeure privée, payée par les services sociaux. Avant on avait l'intention
de le replacer dans la famille privée où il habitait à Hammargården et puis à
Tallmyra à Linköping pour être soigné. Mais ce n'a pas été le cas. En toute
vitesse on a changé les décisions prises. Il a été replacé dans une famille à
Ekerö où il habitait dans leur maison dans un appartement de 3 chambres et
cuisine. Cette demeure elle aussi est gérée par "Barn och Ungdom". Bien
avant de replacer mon fils dans cette demeure privée les services sociaux
avaient pris contact avec "Barn och Ungdom" qui se sont occupé de
trouver un appartement pour mon fils.
Une
demi-année plus tard j'ai appris que mon fils a été expulsé par le
propriétaire. Alors on lui a offert une demeure chez une de ces personnes de
contact bien que sa mère habite encore un grand appartement de quatre pièces
qu'elle avait depuis l'époque où elle habitait avec ses quatre enfants. Pendant
cette période personne ne m'a informé de ce qui est arrivé a mon fils.
En ce
qui concerne les études mon fils a échoué dans toutes les matières depuis des
années. Selon un rapport de l'école il a été absent 70% des leçons. On l'a même
expulsé de l'école et il n'a pas reçu assez d'aide à réussir les études au
collège. Moi, qui a quand même une économie très faible, j'ai essayé de l'aider
avec des leçons privées pour qu'il puisse avoir une éducation utile. Mais ça
n'a servi à rien et ces parents adoptifs ne se sont même pas arrangés pour
qu'au moins il suive ses leçons. Aujourd'hui il se trouve certainement dans un
lycée mais il n'a pas de notes des études au collège ça c'est sûr. C'est
toujours la même chose, il n'a besoin de rien accomplir, les services sociaux
peuvent tout arranger!
L'autre
fils a toujours réussi assez bien à l'école. Mais depuis des années il a eu de
mauvaises notes dans plusieurs matières. Récemment il a été condamné par le
Tribunal. Bien qu'on l'ait déjà condamné deux fois, les personnes responsables
de la région de Söderled prétendent que mon fils se comporte très bien et que
ses parents adoptifs ont bien réussi à lui donner une bonne éducation.
Je me
demande comment réagiraient les services sociaux si es enfants commettaient des
infractions et que ce soit moi qui soit responsable d'eux!
On a
même mis en question mon droit d'avoir des informations sur leurs études, moi
qui suis leur mère. Aujourd'hui l'école doit d'abord demander aux services
sociaux avant de me donner des informations.
Je sens
que les politiciens de la délégation sociale de la région de Söderled se
battent entre eux pour des raisons politiques. Je propose donc que la délégation
mentionnée abandonne son mandat de soutenir et de décider quant il s'agit de
prendre en mains des enfants par force.
Je le
propose pour plusieurs raisons:
"Les
secrétaires sociaux sont passifs et structurent mal leur travail et leurs
stratégies est de rompre ma famille. On ne demande pas à la gestion sociale de
remplir leurs intentions de réunir la famille dans un futur proche.
Par
leur comportement j'ai maintenant compris que les politiciens ne s'intéressent
même pas au bien de ma famille à long terme. A leur avis les parents adoptifs
payés et les assistants de tutelle des différentes institutions sont les
personnes les plus importantes pour mes enfants.
Conclusion
La
préfecture a sévèrement critiqué l'attitude passive des services sociaux envers
ma cadette.
Depuis
que les enfants ont été pris en mains par force j'ai fait appel au moins deux
fois par an. Mais mes appels aux tribunaux ont été rejetés disant que: Les
conditions qui ont donné sujet à la prise en mains des enfants n'ont pas été
changées à tel point qu'on ne pourrait dire que les défauts d'éducation
n'existent plus.
Parfois
je ne reconnais même pas ma propre version de la situation quand on la copie
dans le jugement du tribunal.
Je considère la prise en main par force de mes enfants être un véritable kidnapping légal, ainsi qu'un sabotage contre notre famille unie. Mes enfants ont été achetés et soumis à un lavage de cerveau. On a fait échouer mes essais de la réunir.

Photo d'Helena Lufuma prise
pendant sa manifestation à Sergels Torg, Stockholm.
"Il faut désarmer l'armée au bureau social Söderled."
Aujourd'hui
il est de fait qu'en Suède le secrétaire social n'est pas responsable des
conséquences de ses actions. Puisqu'il ne prend pas ses responsabilités quant
aux conséquences psychiques des enfants, des parents et des autres membres de
la famille, son action fait souvent plus de mal que de bien.
Je peux
aussi constater que:
Ce
manque de responsabilité implique que les secrétaires sociaux sont protégés et
soutenus par les lois de l'État suédois bien qu'ils embrassent des attitudes
racistes bien cachées contre ma famille.
Mes
enfants, pendant cette période de soins forcés, ont été abusés de différentes
manières par des personnes adultes, en partie au point de vue économique. Le
fait qu'on les ait placés dans des foyers suédois a eu pour résultat que les
enfants ont été privés de leur culture africaine. Cela pourrait provoquer une
crise d'identité dévastatrice dans leurs vies futures.

Vidéo pris par Marc Dorinel lors
de la manifestation d'Helena Lufuma à Sergels Torg, Stockholm
Le
commerce d'enfant
Le
commerce d'enfant en Suède a augmenté et aujourd'hui ces transactions valent
des milliards de Couronnes et elles son difficiles à surveiller et arrêter. Plusieurs
secrétaires sociaux profitent eux-mêmes de ces affaires et ne veulent pas
qu'elles cessent.
-
Aujourd'hui secrétaire social de la section de familles demain responsable des
enfants adoptés.
-
Aujourd'hui inspecteur social de la section de famille demain associé d'une
maison de traitement privée.
J'ai
même appris que la quantité d'enfants pris en main par force a été triplée les
cinq dernières années. Au lieu d'être la dernière solution pour les services
sociaux elle est aujourd'hui souvent la première et la seule. Ceci est le cas
surtout parmi les familles immigrées. Cette manière d'agir des services sociaux
donne lieu à des familles dispersées, des relations entre sœurs, frères et
parents interrompues pour toujours. Les parents aussi bien que les enfants vont
être marqués par ces expériences pour le reste de leur vie.
"Qui
sera responsable des souffrances et des angoisses causées par les services
sociaux?"
Il est
très important de discuter ces questions. Votre participation est absolument
nécessaire. Engagez-vous! Le pire c'est de ne rien faire. Notre collaboration
pourrait sauver la vie de plusieurs êtres humains!
Saviez-vous
que:
1) Un
enfant institutionnalisé coûte 2.300 Kr/jour?
2) Le
salaire reçu pour un enfant adoptif est 4.300 Kr/mois: Les parents sont aussi
compensés pour perte de salaire d'un autre emploi et pour les meubles, les bicyclettes,
les vacances etc. + les frais sociaux et à tout cela il faut aussi ajouter les
frais du secrétaire social, ses voyages et son salaire.
Tu
risques même, que l'on te prenne ton/tes enfants par force.
Il
suffit que:
Tu es
un parent têtu ou que tu as engueulé un fonctionnaire qui a violé tes droits
humains etc. La liste peut se faire longue.
Une
fois j'avais des problèmes. Ils provenaient de la situation instable où je me
trouvais. J'étais seule dans un pays inconnu. Ils provenaient aussi de
l'arrogance des services sociaux et leurs bureaucrates dictatoriaux, et surtout
de la spirale qu'on m'a mise à mon insu, quand je me trouvais encore au centre
des réfugiés. Elle m'a causé des complications médicales aussi bien que
personnelles. Cette mesure n'a jamais été enregistrée dans mon journal médical.
Aujourd'hui, plusieurs années se sont écoulées, et grâce à un réseau social je
vais assez bien.
Ni mes
enfants ni moi n'ont jamais eu de problèmes d'alcool ou de drogues. Voilà
pourquoi je prétends que les actions des services sociaux sont relatées au
jugement du Droit féodal que "Helena Lufuma à l'intention de bien élever
et soigner ses enfants."
Puisque
les services sociaux ont gâté mes enfants, comme je l'ai dit auparavant, ils
ont agi contre la réunion de ma famille et nos relations sont devenues plus
tendues.
Je ne
suis pas sans fautes, mais cette peine me semble trop sévère. Donne-moi la main
et aide moi pour que je puisse me sauver de cette situation désespérée!
En
Afrique j'avais la réputation d'être une mère capable d'unir sa famille. Mais
en Suède l'administration de la région de Söderled m'a mise en tutelle au lieu
de me soutenir et ainsi les liens de famille ont été brisés.
Quand
les services sociaux ont pris les enfants en tutelle j'avais l'impression
d'avoir à me battre contre l'état entier. J'ai donné lieu à d'autres
investigations encore.
A
Sergels Torg j'ai manifesté contre le comportement des services sociaux
vis-à-vis mes enfants (d'août 1997 à mai 1988 jour et nuit). J'ai alors
rencontré beaucoup de parents, enfants et familles qui ont été traités de la
même façon humiliante par les bureaux sociaux. Les histoires racontées par ses
êtres humains m'ont beaucoup inquiétée.

Vidéo pris par Marc Dorinel lors
de la manifestation d'Helena Lufuma à Sergels Torg, Stockholm
"Il vaut mieux aider la famille."
"Il faut mettre fin au manque de morale des assistantes sociale."
J'ai
rencontré de la souffrance et de la sympathie aussi bien que de la violence et
même des menaces. Il y en avait ceux qui se sentaient menacés ou irrités par ma
présence. D'autres m'ont donné des coups de pied, m'ont craché au visage et
m'ont injuriée - "sacré de noire"! D'autres encore m'ont encouragée
de continuer à lutter.
Je me
sens découragée, car les moyens que j'ai à ma disposition pour changer les
attitudes des services sociaux sont si limités. Voilà pourquoi je me tourne
vers vous, organisations, institutions bénévoles... n'importe où dans le monde,
pourvue que vous puissiez être mon prochain, prêts à m'aider à réunir ma
famille.
On m'a
isolée et exclue de la vie et de l'avenir de mes enfants. L'école, les parents
d'adoption et le home de traitement se sont tous tournés contre mois, pour le
coté des services sociaux.
Manifestation
Puisque
les autorités (en ce cas les services sociaux de Söderled) m'ont pris mes
enfants et ainsi m'ont psychiquement torturée, je fais, à partir du 30 janvier
1999, la manifestation en plusieurs endroits:
- Le
ministère de la justice à Stockholm
-
Sergels Torg à Stockholm
-
Devant le bureau de "Barn och Ungdomsgruppen AB, Folkungagatan 49 à
Stockholm
Si vous
voulez me soutenir,
Veuillez
me téléphoner ou m'écrire pour les dates.
Helena
Lufuma
Pepparvägen 9, 1tr
123 56 Farsta
Tél:
0740-457935