Le Comité Nordique de Droits Humains

CNDH

Pour la sauvegarde des droits de la Famille dans les pays nordiques

 

 

 

Le Primier Ministre

Sr. José Luis Zapatero

C/o Ambassade de l'Espagne

Box 10295

100 55 Stockholm.

Le 12 Juillet 2004

 

 

 

Objet : Mère Norvégienne, ancien membre du Parlement Norvégien, arrêtée en Palma de Mallorca

 

Je soussignée, Ruby Harrold-Claesson, avocate et présidente du Comité Nordique pour les Droits Humains - CNDH - Pour la Protection des Droits de la Famille dans les pays Nordiques, vous écris concernant la mère Norvégienne, ancien membre du Parlement Norvégien, qui a été arrêtée en Palma de Mallorca (le 7 Juillet 2004) pour avoir enlevé ses deux propres enfants adolescents et qui a été exigé extradée par les autorités Norvégiennes.


Je fais appel à vous M. premier ministre, de ne pas retourner la mère et ses enfants en Norvège. La raison de cette demande est très simple : Le gouvernement Norvégien ne respecte pas les droits à la vie privée et de famille qui est garanti par la Convention Européenne de Droits Humains et de Libertés fondamentales. Le gouvernement Norvégien a établi des institutions qui prennent constantement à des enfants des soins de leurs pères et mères et elles les placent dans des maisons d'accueil choisies par les autorités, très loin de leurs pères et mères et de leurs parents qu'ils aiment et avec des restrictions déraisonnables sur la communication et le droit de visite entre ces enfants et leurs familles. Ces interventions dans la vie des enfants et leurs familles ont été surtout sans cause juste ou sans raison. La Cour Européenne de Droits Humains à Strasbourg a condamné la Norvège pour violation des Droits Humains d'un enfant et de sa mère, cf Johansen v. la Norvège.

 

En Norvège aujourd'hui, nous constatons qu'un nombre important de pères et mères dont les enfants ont été menacés par les services sociaux ou pris déjà dans les soins publics, ont pris leurs enfants et se sont sauvés en Espagne. Pendant toute l'année dernière et le début de cette année, le gouvernement Norvégien, par l'intermédiaire du Représentant des Enfants, a fait beaucoup de publicité concernant leur grande préoccupation pour les enfants Norvégiens dont les pères et mères se sont enfuis avec eux et qui résident actuellement en Espagne. Toutefois, je crois que nous pouvons être d'accord, M. premier ministre, que les pères et mères qui peuvent prendre l'initiative pour protéger leurs enfants contre les services sociaux et pour se sauver en Espagne afin de jouir de leurs "droits les plus sacrés" ¹) à la vie privée et de famille, font ce qui est tout à fait obligatoire pour les pères, le devoir protéger à son descendant contre le danger.


La femme et mère norvégienne dans cette affaire, est sans doute une personne très compétente. Elle a été membre du Parlement Norvégien pendant diverses périodes et elle a occupé aussi diverses positions du haut-profil sur la scène locale et nationale. Il semble fortement incompréhensible que les autorités norvégiennes exigent de l'avoir extradée après qu'elle et ses enfants aient habité en Espagne pendant plus de deux ans. Ces jeunes, âgés de 13 et 16 ans, particulièrement celui de 16 ans, sont complètement capables pour décider où ils souhaitent vivre et avec qui. L'article 12 de la Convention de l'O.N.U sur les Droits de l'Enfant garantit à l'enfant "qui est capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant, les opinions de l'enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité." Une telle considération est accordée aux opinions des enfants dans des cas de divorce et de la garde entre pères et mères en Scandinavie, mais non aux jeunes dans les cas de garde où l'état a décidé à prendre la responsabilité des pères, c'est-à-dire les cas des soins publics.

 

Les autorités norvégiennes prétendent avoir un meilleur droit aux enfants que leurs parents naturels. Toutefois, le retour de cette mère et de ses deux enfants adolescents aux autorités Norvégiennes constituerait une violation de leurs droits à la vie privée et de famille qui sont garantis par Article 8 de la Convention Européenne. Il constituerait aussi une violation de leurs droits selon l'Article 2:2 du protocole 4 de ladite Convention.

 

Je vous souhaite bienvenue, M. premier ministre, et les membres de votre gouvernement, visiter le site du CNDH sur l'Internet, où nous éditons des douzaines d'histoires authentiques des services sociaux prenant des enfants dans le soin et l'effet dévastateur ceci a eu sur les enfants et leurs pères et parents. Nous publions en sept langues à savoir : Suédois, Norvégien, Danois, Anglais, Français, Allemand et Finlandais. L'URL à notre site est est www.nkmr.org  Clicquez sur les drapeaux Anglais, Français, Allemand et Finlandais pour visiter ces sections.

 

De nouveau, je vous supplie, M. premier ministre, de ne pas retourner cette mère et ses enfants aux autorités norvégiennes.

 

Dans l'attente de votre accusé de reçu, je vous salue très attentivement,

 

 

Ruby Harrold-Claesson

 

Ruby Harrold-Claesson,

Abogada

Presidente del CNDH

www.nkmr.org

 

 

¹) L'opinion dissidente des juges de la Cour Européenne, M Pettiti, Russo et Matscher dans l'Affaire Olsson v. la Suède (No. 2), numéro 13441/87, Arrêt le 30 octobre 1992.

 

 

 

 

 

 


Le CNDH a envoyé cette lettre en Espagnol, avec sa traduction Anglaise, aux Ambassades de L'Espagne, à Oslo et à Stockholm.

 

 

 

 

 

Letter to the Spanish government

 

Carta al gobierno Español

 

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